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Rubrique Evènements

Prix SaYonne’ara : les collégiens de Brienon rencontrent des mangakas

Le 6 août 2021 - Vanessa Gaillet

Dans le cadre du prix littéraire SaYonne’ara, les élèves de 4e du collège Philippe Cousteau de Brienon-sur-Armançon ont pu rencontrer le dessinateur Max et la mangaka Caly.

une année d’activités autour du manga

Avec leur professeur d’arts plastiques M.MICCHI et la professeure documentaliste Mme MAXEL, tous les élèves de 4e ont pu profiter de différentes activités concernant le monde de la bande dessinée, tout au long de l’année. Théorie, vocabulaire, historique des genres, ils ont ensuite pu participer à des ateliers jeux par binôme. Leur a ensuite été présenté le prix Sayonne’ara, (lecture de 15 mangas chacun) où les élèves ont voté pour leurs mangas préférés. Pour finir ces activités, les élèves ont réalisé un kakemono (affiches géantes sur rouleaux) sur chaque livre de la sélection. L’année s’est clôturée avec la rencontre en visioconférence avec CALY qui est une autrice de manga, qui a commencé à l’age de 15 ans à écrire son premier ouvrage. L’échange a eu lieu au sein du collège Philippe Cousteau en salle informatique. Les 4e ont été divisés en deux groupes pour deux interventions durant une matinée complète. Les élèves avaient préparé plusieurs questionnaires pour en savoir plus sur son métier, ses mangas Hana No Breath et Nova mais aussi sur sa vie privée.

découverte du métier de mangaka

Ainsi les élèves ont appris qu’elle a débuté le manga pour le plaisir. Lors d’un événement, elle s’est alors faite repérer avec ses premières planches.

Elle a également présenté aux élèves des portes clés, des planches de manga et de bandes dessinées et des illustrations de romans. Elle a confié qu’un manga nécessitait de 6 à 9 mois de préparation avant d’être édité.
Étant plus jeune, Caly fut inspirée par les dessins animés, ceux-ci l’ont motivée à écrire des mangas. Pour imaginer ses mangas, les histoires sont très souvent inventées, parfois inspirées d’anecdotes ou de faits personnels. D’ailleurs pour la création des scènes de combats, elle avoue s’aider de différents mangas notamment My Hero Academia.

Pour Caly, voir son travail en librairie est une vraie fierté.

A noter que ses mangas sont traduits à l’étranger notamment dans les pays anglophones (Etats-Unis, Canada, Angleterre) et l’Allemagne.

rencontre avec le dessinateur Max

La classe de 4°B a pu quant à elle rencontrer un des auteurs du manga Nako, le dessinateur Max, malheureusement sans le scénariste Tiers-Monde qui n’a pas pu venir.

Installés au CDI, les élèves ont interrogé Max sur son parcours, son œuvre, tout est passé au crible. Ainsi ils apprennent que Max et Tiers-Monde ont un parcours différent : Max est un dessinateur dans l’âme qui vit à Montpellier. Il a fait des études notamment à l’IDEM qui est une école de dessin animé, d’art…. Au début, il ne voulait pas forcément faire un travail en lien avec le dessin, mais au final travailler avec cette technique lui a plu, il continue au fil des jours et nous permet aujourd’hui de profiter de son travail.

Originaire du Havre, Tiers-Monde est un rappeur qui est devenu scénariste de manga suite à un voyage au Japon et la visite d’un studio de mangaka. Les deux auteurs se sont rencontrés lorsque Tiers-Monde a demandé à Max de lui créer une couverture d’album. De cette collaboration en est née une autre qui leur a permis de se faire connaître lors d’un concours de manga à Monaco qui leur a ouvert de nombreuses portes pour développer leurs histoires. Ils se sont ainsi fait repérer par un éditeur japonais. Ce qui leur a permis de trouver un éditeur français plus facilement comparé à d’autres mangakas.

Nako a par la suite été traduit en espagnol. Tiers-Monde et Max avaient auparavant écrit un projet qui n’a pas abouti, mais qui a laissé place au manga Nako, qui devrait se terminer en 7 tomes. Aujourd’hui, le 4e est en préparation. Max a confié aux élèves que lui et Tiers-Monde aimaient écrire des histoires. Leur travail est organisé, car Tiers-Monde écrit les scénarios, les envoie à Max qui lui, produit les planches. Entre eux, la collaboration est permanente. Max a aussi avoué que d’autres projets étaient à venir.

Nako a aussi une dimension écologique. Pour le personnage principal, ils ont fait le choix d’un héros orphelin qui est un schéma narratif que l’on peut retrouver dans Harry Potter notamment. Schéma que l’on peut aussi retrouver dans beaucoup de mangas (Dragon Ball, The promised neverland, etc.). Pour travailler, Max utilise la plupart du temps des techniques classiques et s’aide parfois du numérique pour les valeurs de gris ou la couleur. Tiers-monde et Max aiment aussi venir à la rencontre des gens. Au cours des années, ils ont notamment rencontré l’auteur de Goldorak, un des premiers mangas arrivés en France il y a un certain nombre d’années, et Reno Lemaire (grand auteur de global manga).
Nako a été vendu à environ 7 000 exemplaires, preuve d’un succès grandissant. Au terme d’un après-midi bien chargé, les élèves ont pu avoir leur dédicace et également découvrir Max à l’œuvre en direct. Un moment dont ils gardent un bon souvenir, souhaitant maintenant faire parvenir leurs remerciements à Max par courrier.

Les élèves ont été enchantés d’avoir pu rencontrer ces mangakas.

Cédric Micchi, professeur référent culture du collège Philippe Cousteau

Voir en ligne : Site du prix SaYonne’Ara

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